Autohypnose : pourquoi ?

Autohypnose : pourquoi ?

Longtemps sous-estimée voire décriée, l’hypnose est depuis quelques années entrée jusque dans les blocs opératoires des hôpitaux. Alors oui, cette pratique qui n’a rien à voir avec le grand spectacle, a du bon et peut rendre bien des services. Mais qu’en est-il de l’autohypnose ? Et quelles en sont les applications ?

 

L’autohypnose, qu’est-ce que c’est ?

L’autohypnose consiste à utiliser par soi-même les états modifiés de sa conscience, soit après avoir été accompagné dans un premier temps par un hypnothérapeute, soit en totale autonomie. Il s’agit donc d’accéder à la source pour ensuite traiter différemment (et positivement) les informations stockées dans notre cerveau. Voilà pourquoi l’hypnose et l’autohypnose sont des outils de développement personnel permettant d’agir sur nos comportements, nos capacités, nos émotions, notre mémoire et notre corps.

 

Mais quel est l’intérêt de « visiter » et contrôler ainsi son cerveau ?

Il faut tout d’abord savoir que notre cerveau ne fait pas de différence entre la réalité et la représentation de cette réalité. L’explication est on ne peut plus rationnelle : quand on mesure grâce à un électroencéphalogramme l’activité du cerveau de quelqu’un qui joue au tennis ou au piano, on obtient les mêmes résultats que quand cette même personne imagine jouer au tennis ou au piano. Des études scientifiques ont été menées sur des cobayes utilisant réellement leurs biceps et sur d’autres imaginant contracter ces mêmes muscles. Les deux groupes (actifs et passifs) ont vu augmenter leur masse musculaire – les seconds moins nettement que les premiers mais de façon tout de même très significative !

De la même façon, lorsque vous pleurez devant un film triste, vos larmes coulent alors que vous êtes pourtant juste face à un écran et non pas au cœur de la situation – fictive, qui plus est – qui provoque cette émotion. Autrement dit, la suggestion mentale peut avoir des répercussions directes sur notre corps, nos comportements et nos émotions notamment.

 

Quelles sont les techniques d’autohypnose ?

Que l’on induise l’état hypnotique soi-même (en autonomie, donc, grâce à des livres ou des enregistrements spécialisés) ou que l’on réutilise des ancrages précédemment fixés avec un professionnel, c’est très souvent la technique de la visualisation qui est utilisée. Derrière ce mot un peu trompeur, il faut savoir que tous les sens peuvent être convoqués, que ce soit la vue mais aussi l’ouïe, le toucher, l’odorat et le goût. La personne qui s’auto-hypnotise utilise par ailleurs la suggestion : elle se parle tout haut à elle-même en employant la deuxième personne (« tu ») et en utilisant des tournures positives et au présent (« tu as une silhouette élancée » plutôt que « tu veux perdre ces 10 kilos en trop »).

 

L’autohypnose : pour quelles applications ?

L’autohypnose peut s’appliquer à de très nombreux champs car notre cerveau, on le sait, guide chacun de nos actes et chacune de nos pensées. Et comme il s’agit de faire parler aussi l’inconscient qui est traversé par beaucoup plus d’informations que peut traiter notre conscience, moins prolifique, on comprend aisément que l’éventail des applications est large…

Dans le domaine du développement personnel, certains ont recours à l’autohypnose pour gagner une plus grande confiance en eux. Les relations avec autrui ou avec des personnes en particulier peuvent également s’améliorer. L’estime de soi et les capacités communicationnelles, parfois perdues avec le temps ou jamais atteintes, se voient ainsi restaurées ou tout simplement mises à jour.

Dans le champ plus professionnel, l’autohypnose est utilisée par des sportifs de haut niveau ou des musiciens talentueux par exemple. Le but ? Améliorer leurs performances. Plus largement, des étudiants stimulent ainsi leur mémoire et des travailleurs gagnent en efficacité.

Les comportements et les mauvaises habitudes peuvent par ailleurs être corrigés. L’autohypnose est très utilisée dans la lutte contre les dépendances au tabac et à l’alcool notamment. Et en dehors des addictions, c’est parfois des phobies que l’on croyait incontrôlables qui ne sont plus qu’une histoire ancienne après quelques séances.

Les problèmes liés au sommeil peuvent se résoudre grâce à l’autohypnose. Et l’on parvient même à contrôler ses rêves (rêves lucides) !

Quant au champ médical, l’autohypnose, en complément de la médecine traditionnelle, apporte un réel confort au patient et peut véritablement agir sur sa santé physique. De la même façon, la gestion de la douleur et de la souffrance sont « travaillées » par le biais de l’état hypnotique que l’on contrôle soi-même.

Cet outil pertinent modifie donc en profondeur des problèmes de toutes sortes que l’on peut rencontrer dans sa vie. Ou comment soigner le mal à la racine… Et si l’autohypnose entrait dans votre vie comme une méthode de développement personnel, au même titre que la méditation par exemple ?

Si vous avez trouvé cet article intéressant, faites-en profiter vos amis en le partageant sur les réseaux sociaux !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *