Comment lutter efficacement contre la fatigue chronique ?

Comment lutter efficacement contre la fatigue chronique ?

Si vous vous sentez constamment fatigué sans savoir pourquoi, il y a de fortes chances que vous souffriez de fatigue chronique. Le syndrome de la fatigue chronique est un mal neurologique qui frappe soudainement la personne en l’affaiblissant progressivement. Malgré de nombreuses recherches effectuées dans ce domaine, il est difficile d’identifier l’origine de ce mal, même si de nombreux professionnels de santé désignent les infections bactériennes ou virales comme sources potentielles de déclenchement. Susceptible d’atteindre n’importe quelle personne, la fatigue chronique se manifeste principalement par des problèmes musculaires, des troubles neurologiques ou cognitifs, ainsi que certaines manifestations immunitaires. Mais, cette pathologie n’est pas une fatalité. Quels sont alors les conseils à suivre pour combattre efficacement la fatigue chronique ?

 

La fatigue chronique, une maladie qui figure dans les classifications internationales

Désignée par les professionnels de la santé par les termes encéphalomyélite myalgique, asthénie ou simplement EM/SFC, la fatigue chronique fait l’objet de nombreuses études, mais son origine n’est pas clairement identifiable. Il faut bien la distinguer de l’état de fatigue ‘’classique » qui touche une bonne partie de la population, surtout active, et qui se manifeste sous forme de symptômes de déprime, de stress ou de surmenage.

La fatigue chronique proprement dite est une pathologie plus complexe et avec une plus faible prévalence. Plusieurs statistiques récentes évaluent à 2% le taux de patients atteints au sein de la population mondiale, avec une prévalence 2 à 4 fois supérieure au sein de la population féminine. Concernant les tranches d’âge, les adultes sont nettement plus touchés et l’on remarque une forte prédominance chez ceux âgés de 20 à 40 ans. Il est établi qu’aux États-Unis, le syndrome touche un grand nombre de personnes actives avec près de 3 millions d’Américains qui en souffriraient de façon permanente ! En France, environ 150 000 personnes seraient affectées par la fatigue chronique, mais peu d’études épidémiologiques ont été réalisées sur le mal. Sa complexité n’a cependant pas empêché de faire l’unanimité au sein des experts dans l’identification de certains symptômes.

Suivant les individus, la fatigue chronique peut se manifester par divers symptômes, plus ou moins intenses. On relève notamment :

  • Des douleurs musculaires ou articulaires(des céphalées, une fièvre légère et une température corporelle plutôt élevée, des désordres gastro-  intestinaux, des troubles digestifs ou cardio-vasculaires…) ;
  • Des troubles du sommeilet l’inconfort physique qui peuvent entraîner des variations d’humeur ou même des troubles émotionnels ;
  • Une grande fatigue(principalement) accompagnée d’allergies, de problèmes de concentration ou même de perte de mémoire.

À noter que les symptômes de la fatigue chronique peuvent être amplifiés, voire aggravés par certains facteurs psycho comportementaux (stress, dépression, niveau d’activité, anxiété, burn-out…).
Une prise en charge qui prend en compte les aspects physiques et psychologiques de la fatigue chronique

Du fait des divergences et incertitudes qui entourent les origines du syndrome de fatigue chronique, aucun traitement particulier n’a été défini comme consensuel ou n’a fait preuve d’une efficacité absolue. On recommande alors ces mesures de traitements qui servent avant tout à soulager le mal et à autonomiser le patient le plus possible.

 

Sur le plan psychosocial

Elles s’appuient sur une réadaptation comportementale et une révision des activités qui constituent des facteurs aggravants à ne pas perdre de vue. En somme, le patient doit éviter au maximum les sources d’effort et de stress. Cela englobe une réduction considérable du temps passé à la navigation sur Internet ou consacré aux jeux vidéo. Il peut en profiter pour s’adonner à des exercices de relaxation musculaire, à la méditation, à la détente et surtout pour bénéficier d’un soutien familial ou d’une aide professionnelle. Le médecin peut engager un suivi psychologique qui prend en compte des antécédents psychiatriques.
Sur le plan physique

Il est capital que le malade traite les éventuelles infections respiratoires, éradique les sources d’infection bactérienne ou microbienne en respectant des mesures d’hygiène renforcée. Pour la gestion des troubles du sommeil qui deviennent persistants, il doit :

  • Emménager un environnement propice au sommeil (une chambre plutôt sombre et fraîche …) ;
  • Revoir son alimentation avec un apport supplémentaire en aliments plus sucrés ;
  • S’hydrater suffisamment et éviter les aliments trop lourds à l’heure du diner.

La prise en charge doit inclure une alimentation équilibrée en général. Un renfort médicamenteux peut être également approprié (compléments alimentaires, vitamines, anti-inflammatoires, antalgiques morphiniques, etc.).

 

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