Méditation : par où commencer?

Méditation : par où commencer?

Nul besoin d’être un moine tibétain pour accéder aux bienfaits de la méditation. Chacun de nous peut la pratiquer à raison d’une dizaine de minutes par jour (ou un jour sur deux pour commencer) en suivant quelques principes fondamentaux… et en se débarrassant tout d’abord de quelques idées fausses.

 

Quelques idées fausses sur la méditation

Tout d’abord, il n’est pas nécessaire d’être religieux ou spirituel pour méditer. On peut en effet aborder la pratique comme une composante parmi d’autres de son hygiène de vie, tout simplement. L’exercice, quand il est intégré dans son quotidien, peut devenir une agréable routine au même titre que prendre soin de son corps. D’ailleurs certains parlent d’une « douche de l’esprit » pour caractériser ce moment que l’on consacre à son corps et son esprit, à sa personne toute entière, donc.

La méditation ne se pratique pas (forcément) en position du lotus et il n’est pas indispensable d’enfiler une tenue confortable pour s’y adonner. Ce n’est pas du yoga ! Elle peut même se pratiquer en position assise sur une chaise par exemple. On ôtera juste ses chaussures pour bien s’ancrer dans le sol.

Autre idée préconçue : la méditation ne serait réservée qu’aux adultes. Non, les enfants et les adolescents trouveront un intérêt à se centrer ainsi sur eux-mêmes pour gagner en concentration notamment. Des enseignants l’utilisent d’ailleurs dans leur classe dans ce but-là.

 

Comment méditer ?

Premier principe : réunissez les conditions pour une pratique sereine et efficace.

Choisissez un moment dans la journée, d’une durée de dix minutes environ, que vous souhaitez consacrer à cette pratique quotidiennement. Les lèves-tôt préfèreront le matin, avant que l’agitation du monde (ou celle de leur propre foyer) ne vienne les troubler. D’autres trouveront un créneau régulier pendant leur pause déjeuner et d’autres encore opteront pour une ambiance cocoon en soirée, avant le coucher. En somme, à vous de choisir le moment qui est le plus opportun pour vous. Que ce soit pour démarrer votre journée du bon pied, pour recharger vos batteries ou pour relâcher les tensions accumulées, interrogez-vous à la fois sur votre propre rythme (et vos contingences matérielles) ainsi que sur vos motivations.

Installez-vous dans un cadre propice et ne sur-sollicitez pas les sens. Si l’on n’a pas la chance de méditer au calme dans un jardin, il est conseillé de choisir un cadre plutôt neutre, pas trop chargé. Par exemple, au bureau, vos yeux se poseront sur mur vierge plutôt que sur la pile de dossiers qui vous attend, cela va sans dire… On optera pour un éclairage agréable, ce qui ne signifie pas forcément tamisé car la lumière naturelle – même forte – est source de bien-être. De la même façon, pensez au confort de vos oreilles (et de votre esprit !) en faisant en sorte de ne pas être dérangé par des sonneries intempestives. Rassurez-vous, il n’est pas nécessaire de se calfeutrer pour autant : un bruit de fond de la circulation routière ou d’enfants qui crient dans une cour de récréation reste un bruit de fond qui ne polluera pas trop votre esprit. Si vous souhaitez un accompagnement sonore, évitez des chansons avec des paroles et préférez un rythme doux… Vous l’aurez compris, ce qui compte, c’est de permettre à vos sens de ne pas être trop sollicités par des événements ou des informations extérieurs qui excitent vos pensées.

 

Deuxième principe : trouvez votre posture.

On peut pratiquer la méditation en tailleur sur un tapis ou assis sur une chaise (sans s’adosser et les pieds parallèles bien posés à plat). L’essentiel est de trouver une position dans laquelle :

– on est à l’aise (inutile donc de se contorsionner en position du lotus si l’on manque de souplesse),

– en position droite (dos droit, colonne vertébrale bien déployée, menton légèrement rentré)…

– … mais pas tendue (épaules relâchées),

– en ouverture (plexus solaire libéré),

– stable.

Si certains pratiquent les yeux mi-clos, le regard posé (mais non fixé) à un mètre devant soi, il est souvent plus facile de les garder fermés quand on débute. A vous de voir ce qui vous permet d’être le mieux connecté à votre propre corps, sans tomber dans la somnolence…

 

Troisième principe : concentrez-vous sur votre respiration et « scannez » votre corps.

Fixer son attention sur sa respiration et sur tout ce qu’il se passe dans son corps est la meilleure façon de ne pas laisser son esprit se faire parasiter par le flux des pensées qui le traverse. Voilà pourquoi, en méditation comme dans d’autres techniques de relaxation, on porte son attention vers l’activité naturelle et interne de son corps. Ne cherchez pas à maîtriser ou à réguler votre respiration, observez-la, tout simplement.

Être attentif à toutes les zones de son corps en scannant celles-ci mentalement de la tête aux pieds (au sens propre), permet là encore d’être pleinement dans le moment présent. Méditer, c’est « oublier » le passé et ne pas se préoccuper du futur. C’est être en phase avec ce que vit présentement son corps, en focalisant son attention sur chacune des zones, tout doucement. Tout le « travail » de l’esprit réside en cette attention très précise. Contrairement à ce que l’on pense parfois, on ne fait pas le vide (car notre corps n’est pas vide !). On devrait même plutôt dire que l’on fait le plein ! Le plein des ressentis physiques traversés par notre corps au moment présent et dans son environnement, et ce pendant la dizaine de minutes que dure l’exercice.

 

Quatrième principe : focalisez vos sens sur votre environnement.

S’il est important d’être attentif à ce qu’il se passe à l’intérieur de notre corps et si, on l’a dit, il faut éviter de sur-solliciter nos sens, cela ne signifie pas pour autant que notre corps est déconnecté du réel. Toutes les sensations – qu’elles soient agréables ou pas – qui entrent en scène le temps de la méditation méritent elles aussi toute votre attention. Soyez attentif aux sons, aux odeurs, à la température ambiante, aux points de contacts avec le sol.

 

En somme, méditer n’est pas si compliqué et tout à fait accessible. Il suffit juste de prendre le temps, quelques minutes chaque jour, pour s’arrêter un peu sur soi, pour soi. Simple hygiène de vie ou véritable atout pour lutter contre le stress ou la dépression, la méditation vous rend plus fort et plus serein, c’est certain.

 

Un article à méditer… et à partager !

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